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Mis en avant

Nous vivons sur cette planète que nous sommes en train de détruire, et quand je prononce cette phrase je songe aux merveilles, je pense à la mer Egée, je pense aux montagnes enneigées, je pense à la vue du Pacifique depuis un coin d’Australie, je pense à Bali, aux Indes, à la campagne française qu’on est en train de désertifier. Autant de merveilles en voie de démolition. Je pense que nous devrions être les jardiniers de cette planète. Il faudrait la cultiver. La cultiver comme elle est et pour elle-même. Et trouver notre vie, notre place relativement à cela. Voilà une énorme tâche. Et ça pourrait absorber une grande partie des loisirs des gens, libérés d’un travail stupide, productif, répétitif, etc… Or cela, évidemment, c’est très loin non seulement du système actuel mais de l’imagination dominante actuelle. L’imaginaire de notre époque, c’est l’imaginaire de l’expansion illimitée, c’est l’accumulation de la camelote… une télé dans chaque chambre, un micro-ordinateur dans chaque chambre, c’est ça qu’il faut détruire. Le système s’appuie sur cet imaginaire qui est là et qui fonctionne.


Extrait d’un entretien avec Cornélius Castoriadis et Daniel Mermet en juin 1996 :
Source  : C. Castoriadis et D. Mermet
sur Là-bas si j’y suis, une émission de Daniel Mermet

 

 

Il est temps d’imaginer autre chose, et de s’engager dans un nouveau mode de vie.

 

Ce projet concerne la création d’une maison autonome, autoconstruite, qui intègre les règles du bioclimatisme. Ce nouvel habitat, ce nouveau lieu sera le point de départ d’un mode de vie équilibré et plus harmonieux.

L’autonomie porte principalement sur l’idée d’indépendance. Ne plus dépendre d’une énergie fossile pour le chauffage, ne plus dépendre de fournisseurs jadis publics aujourd’hui privés qui sont avant tout commerçants pour la fourniture de l’électricité, de l’eau potable, le traitement des déchets, ne plus dépendre enfin de fournisseurs privés pour la nourriture, les supermarchés, leurs cartes de fidélités, leurs produits discount, etc …

L’autoconstruction s’appuie sur une équipe motivée constituée de membres de la famille, d’amis, de collègues, de connaissances proches ayant envie de partager avec nous une partie de cette aventure. Cette approche fonctionne d’ailleurs à double sens, l’expérience accumulée est immédiatement réutilisable sur un autre projet de même nature.
Sur le plan technique, l’autoconstruction s’appuie sur le mode de construction à ossature bois, isolée ensuite avec des matières naturelles, locales et très peu chères : paille, copeaux de bois, …

Le bioclimatisme consiste à exploiter au mieux et avec bon sens les ressources naturelles présentent sur le lieu de création de la maison : le choix et l’orientation du terrain sont donc primordiaux. La topologie locale, l’ensoleillement, le stockage et la restitution lente de chaleur par les parois internes de la maison, le fait de ne pas utiliser d’éléments mécaniques artificiels et consommateurs d’énergie pour notamment le chauffage ou l’isolation participent aussi à l’esprit du bioclimatisme.

Les rubriques présentes à gauche dans ‘le projet en détail’ vous renseigneront sur l’état d’esprit et les modalités qui président à cette aventure :
La situation actuelle, la transition et la situation future forment un état des lieux et expliquent le pourquoi.
Les rubriques suivantes -terrain maison jardin- rassemblent les éléments pratiques pour tenter d’y parvenir : le terrain, la maison, le jardin formant ensuite les bases de ce nouveau mode de vie.

 

Bonne lecture,
Christophe, Christelle et les enfants.

 

Les commentaires -en rapport avec le projet- sont évidemment les bienvenus ; pour cela veuillez créer un compte sur le site.

Le jardin

Dans ce nouveau schéma de fonctionnement, le jardin deviendra un élément central. Il fournira la part la plus importante possible de nourriture fraîche. Le jardin comprend aussi un aspect élevage. Il sera fait sans apport chimique, en valorisant des méthodes évitant le labourage.